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Aujourd’hui, presque tout le monde utilise un téléphone mobile, la 3G ou la 4G, et souvent d’autres technologies connectées (tablettes ou autres). En parallèle, l’usage des réseaux (mobiles, WIFI, …) et les applications des technologies mobiles, comme les montres et les bracelets connectés continuent de se développer, pendant que d’autres voient le jour (l’ « internet des objets » par exemple).

Les risques potentiels sur la santé induits par les téléphones mobiles ont déjà fait l’objet de nombreuses études dont les résultats sont souvent controversés, notamment à cause de l’absence de mesure des expositions individuelles et du recul parfois insuffisant sur certaines expositions. Les études antérieures ne permettent pas de conclusion définitive.

Les conséquences de l’utilisation des technologies sans fil sur la santé continuent ainsi de faire l’objet de nombreuses interrogations au sein de la communauté scientifique, institutionnelle, mais aussi au sein de la population. En particulier, le temps entre la première exposition aux radiofréquences et l’apparition des symptômes pourrait être long. Il est donc important d’améliorer les connaissances scientifiques sur ce sujet en disposant d’un échantillon de personnes suivies dans le temps.

C’est dans ce cadre que l’étude européenne COSMOS a été lancée en 2007. Incluant déjà 300 000 volontaires de cinq pays, cette grande étude scientifique a pour objectif principal d’étudier les possibles effets à long terme de l’usage des téléphones mobiles, et plus largement des technologies sans fil, sur la santé. En effet, le suivi d’un important échantillon de personnes sur une longue période permettra d’évaluer de manière objective l’impact de l’utilisation du téléphone mobile sur la santé, que les études actuelles n’ont pas encore établi avec certitude.

La composante française de cette étude débutera en 2017, grâce à son intégration dans l’Infrastructure Constances (http://www.constances.fr/) de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). L’Infrastructure Constances est une cohorte épidémiologique ayant pour objectif de contribuer au développement de la recherche et de la surveillance épidémiologique, et d’apporter des informations à visée de santé publique. Ainsi, seuls les participants à la cohorte Constances peuvent prendre part à cette enquête ; ces derniers pouvant, dans le cadre de leur intégration à la cohorte Constances, être sollicités pour répondre à des questionnaires d’autres projets de recherche. La cohorte Cosmos-France a pour objectif d’analyser les risques potentiels sur la santé à long terme (cancers, maladies cardiovasculaires, maladies neurologiques, maux de tête, acouphènes, troubles du sommeil, …), associés à l’intensité d’utilisation des nouvelles technologies sans fil (téléphone mobile, smartphone, tablette, …), tout en tenant compte des caractéristiques sociodémographiques (âge, sexe, …) et de santé de leurs utilisateurs. Cette étude prospective se poursuivra pendant de nombreuses années ; bénéficiant de son adossement à la cohorte Constances qui a elle-même déjà mis en place ce fonctionnement à long terme grâce à la participation de ses volontaires.

L’étude Cosmos-France s’appuie sur l’infrastructure Constances financée dans le cadre des Investissements d’avenir du gouvernement français. L'étude bénéficie en complément d'un financement de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES : www.anses.fr) et du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC : www.iarc.fr), qui est une agence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) basée à Lyon. En outre elle a reçu l’autorisation (n°915635) de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).


L’équipe Cosmos-France remercie l’équipe de l’UMS 11 Inserm-UVSQ « Cohortes épidémiologiques en population », qui a conçu et qui coordonne la cohorte Constances, ainsi que les volontaires Constances qui participent activement à la recherche en santé, sans lesquels la composante française de cette grande étude internationale n’aurait pu être mise en place. Elle remercie également la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS) et les personnels des Centres d’Examens de Santé de la Sécurité Sociale, qui recueillent une grande partie des données, ainsi que la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) pour sa contribution à la constitution de la cohorte et ClinSearch, Asqualab et Eurocell qui assurent le contrôle de qualité.